AKEM asbl * Association Kasayienne d'Entre-aide Mutuelle (Tél.: +32498 685 870 / +32497 316 146)

22 septembre 2014

LUfu lua Kasongo Shambuyi Pierre Célestin

Shambuyi

Mulela dia dikumi ni itanu ngondu wa dikumi tshidimu nkama tshitema makumu asatu (15/10/1930) - mufua dia makumi abidi ne muanda muteketa ngondu wa mwanda mukulu binunu bibidi dikumi ne inayi (27/08/2014) mu Pont à Cel Belejika (Belgique)

Monique Misenga Kasongo et sa famille remercie tous ceux et celles qui ont témoigné de leur sympathie à l'occasion du décès de leur Papa Shambuyi Kasongo Pierre Célestin à Pont à Cel. 

 

Monique Misenga Kasongo ne diku diabu badi bela tuasakidila kudi ba wetu bonso balume ne bakaji bua buela muntu buvua bo baleja dituku dia lufu lua tatuabo Shamuyi Kasongo Célestin mufua ku Pont à Cel Belejika.

 

Nous sommes tous des étrangers sur terre; sous terre est notre dernière demeure.

Tudi bonso benyi ne bena luendu panu pa buloba. Ku buloba ki kuetu ku nzumbu kua kashidi.

Tatu Kasongo SDhambuyi Pirre Célestin waya bilenga.

Papa Kasogo Shambuyi Pierre Célestin aurevoir.

 

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20 mai 2014

BETU ABWEEE - BUA MATUKU MAKUMI ABIDI N'ATANU BINUNU BIBIDI DIKUMI N'INAYI TUDI BATEKEMA KUNUDI. 25-05-2014 nous comptons sur vous.

Isabelle1

Isabelle2

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15 mai 2014

BUA MASUNGULANGANA A 25/5/2014 TUDI BATEKEMENA KUNUDI - POUR LE VOTE DU 25/5/2014 NOUS COMPTONS SUR VOUS

Jacob

BUA MASUNGULANGANA A 25/5/2014
TUDI BATEKEMENA KUNUDI

 

POUR LE VOTE DU 25/5/2014
NOUS COMPTONS SUR VOUS

Monique

Mie-Jeanne

Bertin

Monique Joly

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26 mars 2014

Kasala ka lufu keela kudi Kaikan Kaymbe

 

KASALA  KA LUFU. KEELA KUDI KAYEMBE KAYIKAN

François Kasongo M

 

KASONGO MULENDA FRANCOIS

Tu étais multiculturel et polyglotte

Tu étais multi culturaliste

Kasongo Mulenda François

Udi mulela dia dikumi ne muanda muteketa ngodo muitanu tshinunu kama tshitema makumi atanu ne tshitema(17/05/1959), ku Kananga malandi wa nshinga, ku Kasai ka Tshibala Butu(Kasai Occidental) mu ditunga dia Kongu.

Udi Musonge wa ku Kabinda mu Kasai ka Kutunduka Nkuba(Kasai Oriental) mu ditunga dia Kongu.

Udi Musonge, Muikelebue, Muena Ngando.

Se udi wa

Wa Kasongo Ernestre François Mukelebue, Muena Ngando ne mamu Alelo Cécile Muteetela Muena Ngongu

Udi wa ba

         Ebondo Kasongo, Muana Bute muena mulongo

Wa ba

         Sumbu Makombo Joseph

         Ngongo Félix

         Sumbu Jean

         Odimba Martin

         Ebambi Kasongo

         Mpeta Kasongo

         Lusamba Kasongo ne

         Kalonda Michel, Mukala muena lunsuya !

Kasongo Mulenda François

Yeya mukuntangila bu udi utua mimuemua, mpala uleja lonji, tuseku tua bukitu ne moyi wa disanka !

Kasongo Mulenda François

Nyoka kena lonji,

Lonji luenda wa mudiata pa biombo, Muikelebue Muena Ngando !

Kasongo Mulenda

Tshiondo wa mbinsha balaala ku Tudiomba

François wa fualansa minena ya mavuala, diiyi ditua bu tshondo !

Juka ubisha bantu beebe basua kukuteleja

Juka utshomkomoja bantu beebe!

Kasongo Mulenda François nyeu mulala panshi milambalamba mpala mutangija muulu!

Kudila kutendakanaa,

Nanshia diandamuna!

Kukusengelelaaa

Nanshia diandamuna

Kukushikidilaaa

Nanshia diandamunaa!

Udi musokomeee, patukaaa Tatu wanyi

Lufu ludi luvuila muaba kayi?

Lelu musumba wa bantu eu wa monangana naalu!

Kasongo wayi mu tshiina, mukana meenu teente nyinyi kayituki ku bidimba, bena mulongo neba batshidi benda panu!

Kubajanyi kakutu kutuma mukenji, nkayeba waya kudi lumbuluila, tshikudiila wamongana natshi

Tuetu bonso badi muaba eu tudi mitu midingija panu, ku bulaba aku ki kuetu ku nzubu.

Nous tous présent, nous sommes des étrangers sur terre, sous terre est notre démeure.

Wenda bilenga

Wenda bibuwa

 

 

 



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06 mars 2014

UN CLIN D'OEIL-CECI EXPLIQUE CELA - TAPA DIISU-ETSHI TSHIDI TSHIUMVUIJA TSHAATSHA

Histoire du congo

UN CLIN D’ŒIL-CECI EXPLIQUE CELA

TAPA DIISU-ETSHI TSHIDI TSHIUMVUIJA THSAATSHA

 

1. De la fronde parlementaire à l'opposition hors-la-loi

1.1 De l'autocritique à la contestation

La guerre de 80 jours avait eu ses effets heureux. Elle avait incité Mobutu à se plier aux « conseils » de ses parrains occidentaux pour lâcher du lest. Cette nouvelle politique, il l'inaugura dès le 1er juillet 77, dans le discours qu'il a qualifié lui-même d'autocritique et d'annonce de réformes profondes après les événements du Sud-Ouest du Shaba. Notre système, reconnut-il, risque d'être bloqué par asphyxie. Le MPR est un parti démocratique et non dictatorial. Il faut donc donner l'occasion au peuple de mieux faire entendre sa voix et que les cadres du parti sachent qu'ils doivent servir le peuple, et non mettre le peuple à leur service. Cette expérience de démocratisation par décret allait durer exactement trente mois, jusqu'en février 1980, avant de sombrer dans une démarche d'appropriation par l'opposition du changement amorcé.

Dans l'immédiat, le réquisitoire du 1er juillet 77 conduisit donc à une série de réformes, de l'armée et des services de sécurité, mais aussi des institutions politiques, administratives et économiques.

Contrairement aux pratiques qui avaient cours, dix-huit des trente membres du bureau politique devaient être élus, à raison de deux par région ; il en était de même des commissaires du peuple (députés), dont l'élection se ferait désormais sans limitation du nombre de candidats par circonscription. Il était précisé qu'ils étaient appelés à jouer pleinement leur rôle de législateurs, de contrôleurs de l'exécutif, par l'interpellation des ministres et les missions d'enquête à travers les régions. Quant à l'exécutif, il devait désormais être coordonné par un Premier commissaire d'État, innovation de taille depuis la suppression du bicéphalisme au niveau de l'exécutif. Enfin, sur le plan de l'économie et de l'administration du territoire, la décentralisation était retenue comme option de base, complétée par la création d'une Cour de comptes pour le contrôle des dépenses budgétaires des administrations publiques ainsi que des comptes de tous les organismes d'État.

Incontestablement, ce discours avait apporté un souffle nouveau, tout aussi prometteur dans l'immédiat que celui, plus tardif, du 24 avril 1990. Son point faible était que rien n'était prévu pour contraindre Mobutu à traduire ces promesses dans les faits. Comme simple cadeau du prince, les réformes annoncées reposaient sur une base bien fragile, quand elles ne constituaient pas une simple opération de séduction sans lendemain pour satisfaire aux exigences des partenaires extérieurs, les USA et les pays de l'Union européenne. Ceux-ci n'étaient pas dupes; mais ils fermèrent les yeux, parce que Mobutu était encore fort utile, comme gendarme de la région, en charge de surveiller particulièrement le Congo de Marien Ngouabi, l'Angola d'Agostino Neto et la Tanzanie de Julius Nyerere, suspectés de rouler pour l'URSS et la Chine. La pression exercée sur lui ne pouvait donc être que limitée. Pour sauver son régime et tenir hors de portée les minerais stratégiques du Katanga, n'avait-on pas utilisé de gros moyens pour exfiltrer Mbumba Nathanaël et ses tigres de Kolwezi?

Les élections annoncées se déroulèrent dans l'enthousiasme ayant conduit, comme prévu, à une configuration toute nouvelle du bureau politique et du Conseil législatif. Pour la première fois, on y comptait des journalistes, des avocats, des hommes d'affaires et des personnalités du monde universitaire. Certains anciens députés qui, lors des législatures précédentes, avaient été en proie aux cures anesthésiantes du mobutisme, prirent du coup conscience des possibilités nouvelles à leur portée. Le 6 juillet 77, dix ans après la révocation du colonel Mulamba en 1966, on assista à la nomination d'un Premier commissaire d'État, en la personne de Mpinga Kasenda, professeur des sciences politiques et administratives à l'Unaza, campus de Kinshasa.

Les cinq premières interpellations des membres du gouvernement furent déposées, le 17 octobre 78, au bureau du Parlement: elles débutèrent le 15 novembre pour se terminer le 28 décembre. Dès le départ, le ton avait été étonnamment critique. L'interpellation la plus fameuse fut celle du Premier commissaire d'État lui-même, retransmise en direct à la radio et à la télévision nationale ; elle tourna à un véritable procès du régime qui, en temps normal, aurait dû aboutir à un vote de défiance à l'endroit du gouvernement et à une démission en bloc de ses membres. Il n'en fut rien. Mobutu réagit aussitôt, en confirmant les membres du gouvernement dans leurs fonctions, y compris ceux dont l'incompétence et la mauvaise gestion avaient été mises à nu, comme pour démontrer qu'il ne prenait pas ses instructions du Parlement. En revanche, les parlementaires les plus critiques furent éloignés de l'hémicycle, par une politique de nomination comme ambassadeurs, responsables des entreprises publiques ou ministres.

Comme ces mesures n'arrivaient pas à étouffer dans l'œuf la fronde parlementaire qui se mettait en place, Mobutu se décida à sonner ouvertement « la fin de la recréation ». L'anti discours du le juillet 1977, qualifié d'autocritique générale et d'annonce d'importantes mesures étatiques, fut prononcé, le 4 février 1980, devant le Conseil législatif convoqué en session extraordinaire. Le Président remettait en cause, entre autres, le principe d'élection des membres du bureau politique:

Nous avons été nous-mêmes pris au piège du système institué pour la composition des membres du bureau politique, c'est-à-dire, l'élection. Il s'est créé une situation anachronique qui fait que le président de la République que je suis a parfois le sentiment d'être plus PDG qu'un chef d’Etat lors de certaines réunions du bureau politique. Ce n'est pas normal. J'ai décidé qu'en 1982, à la fin du mandat en Cours des commissaires politiques élus, il n’y aura plus d'élection au niveau du bureau politique.

Aux parlementaires, il fut demandé de tempérer leurs ardeurs et de mettre une sourdine à l'activité d'interpellation: D'aucuns voudraient utiliser le Parlement non pour servir mais pour se servir, c'est-à-dire, vider des rancœurs personnelles et procéder à certains règlements de comptes (...) Il faut craindre que cet organe du MPR ne soit petit à petit rongé par le virus de la subversion. Nous ne sommes pas dans un régime parlementaire et, encore moins, dans un régime d'assemblée C’est à moi que sont destinées toutes les conclusions des travaux parlementaires. Il est donc inadmissible que les commissaires d'État, qui sont responsables devant le seul président de la République, fassent l'objet d'interpellations, par exemple, sans que le chef de l'Exécutif n'en soit préalablement avisé. Je n'accepte pas le fait accompli. Aussi il n'en sera plus question désormais. Je tiens à savoir qui doit être interpellé, quand et pourquoi. C'est une simple question d'ordre et de discipline, pour éviter que nous tombions dans une sorte d'anarchisme parlementaire.

 

Document 160 : Incidents de Katekelayi et de Lwamuela

(Extrait de la lettre des commissaires du peuple du Kasaï oriental au président du Conseil législatif)

Combien de fois n'a-t-on pas entendu parler de fraude? Fraude de café dont on connaît la liste et les adresses des opérateurs, voire même les fortunes qui en ont résulté. Ces citoyens n'ont été ni inquiétés, ni déférés devant la justice, ni a fortiori tués. Fraude de l'ivoire, fraude de l'or, fraude de peaux de crocodile, léopard et d'autres bêtes; fraude de malachite, voire fraude de cuivre, de cobalt, de bois, de mercure et, dernièrement, fraude de salaires à grande échelle! Aucune répression, aucune tuerie! Des citoyens qui ont enlevé des millions de zaïres des comptes de l'État au vu et au su de tous, sont tranquillement préservés même du simple regard du public: ils vivent dans des villas d'État, à ses frais! Pas d'inquiétude, pas de tuerie! Donc, pas de péché! Mais péché et culpabilité au Kasaï oriental. Quelle est cette forme de justice nationale ?

 

Mais ces mises en garde n'arrivèrent pas à étouffer l'élan, parlementaire. Surtout que, peu avant, des incidents intervenus à Katekelayi au Kasaï oriental, étaient venus jeter de l'huile sur le feu. Le 20 juillet 1979, dans cette localité, des creuseurs de diamants avaient été aux prises avec les forces de l'ordre. Les échauffourées avaient causé la mort officiellement de trois personnes, mais en réalité, de bien davantage. On parlera de plus de deux cents morts, victimes des fusillades et du mouvement de panique, à la base de plusieurs noyades. Cinq députés de la région - Makanda Mpinga, Tshibuyi Ngendja, Milambo Katambwe, Tshisekedi wa Mulumba et Ngalula Mpandanjila - firent parvenir une lettre de protestation au président du Conseil législatif, dont on trouve ci-dessus un extrait (document 160). Il devint évident, pour les stratèges du mobutisme, qu'une solution devait être trouvée pour neutraliser ce Parlement « rebelle». On inventa le principe de création, en août 1980, d'un Comité central du MPR, sorte de Parlement parallèle, composé d'une centaine de membres, tous nommés par Mobutu  et prétendant regrouper les « forces vives de la nation», y compris le Parlement, représenté par une vingtaine de ses membres, choisis parmi les plus fidèles. Une manière de détruire à la base le Parlement des élus et de le faire tourner à vide.

 

Mais le ver était déjà dans le fruit; il ne pouvait plus en être extirpé. Jusqu'à la fin de son régime, Mobutu n'allait plus jamais cesser d'avoir maille à partir avec le « groupe des parlementaires» élus en 1977, quand bien même ils seraient déchus de leurs droits politiques. Le corps à corps politique allait produire une multiplicité. D’incidents. Le plus fameux fut une lettre ouverte, signée par treize parlementaires, en novembre 1980, qui allaient être connus sous le nom de Groupe de Treize. Il s'agissait de : Makanda Mpinga Shambuyi, Kanana Tshiongo Minanga, Ngalula Mpandanjila et Tshisekedi wa Mulumba du Kasaï oriental; Ngoyi Mukende, Kasala Kalamba Kabuadi, Mbombo Loma Kumpanya et Kapita Shabangi du Kasaï occidental; Dia Onken Ambel et Gisanga Gadiata de Bandundu ; Biringamine Mugaruka du Sud-Kivu; Lumbu Maloba Ndida, Lusanga Ngiele, auxquels s'ajoutait Kyungu wa Kumwanza, commissaire du peuple suppléant, tous du Katanga.Cette lettre adressée à Mobutu, qui avait été rédigée par Ngalula (aidé par le professeur Dikonda wa Lumanisha) et revue par Tshisekedi et Makanda Mpinga, s'ouvrait sur une critique sans concession, mais lucide dans son anticipation. Elle se terminait en préconisant, en dix points, la nécessité de démocratiser la gestion politique, d'opérer une réelle décentralisation des institutions au lieu d'une simple déconcentration, de rendre effectif le pouvoir du Parlement et d'instaurer le pluralisme des médias.

 

Document 161 : Provoquer le changement?

(Extrait de la Lettre des Treize)

Elle est illusoire l'immortalité que vous voulez vous créer à tout prix et de force (...), seule l'histoire peut valablement et durablement consacrer l'immortalité d'un homme tel que nous enseigne la sagesse de la Bible. En quinze ans de règne sans partage, entouré la plupart du temps d'autres 'hommes seuls' nommés par vous-même, souvent ne représentant qu'eux-mêmes, parfois étrangers à notre pays, vous nous avez amenés à travers un tunnel dont vous êtes le seul à entrevoir le bout dans un véritable gouffre. Pis, en refusant de démocratiser réellement le pays et les institutions, en imposant un unanimisme de façade qui ressemble de plus en plus à une paix de cimetière, vous avez interdit à notre peuple le nécessaire apprentissage de la démocratie, de la libre et pacifique confrontation d'idées dans un esprit d'émulation constructive. ( ... ) La conséquence la plus visible à ce jour a été l'exil ou le recours aux armes pour bon nombre de nos compatriotes. Mais la pire conséquence de votre régime éteignoir de la démocratie c'est qu'après vous, le pays risque de connaître un chaos politique et social plus grand encore que celui auquel votre avènement prétend avoir mis fin, le pays n'ayant plus été habitué à participer à un débat contradictoire et les élites n'ayant guère appris à confronter leurs vues paisiblement et à dialoguer avec le peuple. Peut-être avez-vous encore le temps d'infléchir le cours des événements dans un sens favorable.

 

La réaction brutale ne se fit pas attendre. À cause de ce document

« séditieux et injurieux », Ngalula fut arrêté le 31 décembre avant d'être rejoint, le lendemain, par plusieurs autres cosignataires. La radio nationale les qualifia de conspirateurs de la Saint-Sylvestre.

 

Mis en accusation et traduits devant la Commission de discipline du Comité central, ils furent déchus, le 10 janvier 81, de leurs mandats parlementaires, avec interdiction pour dix d'entre eux - notamment Ngalula, Tshisekedi et Makanda Mpinga - d'exercer des fonctions politiques pendant cinq ans. Kibassa Maliba, du Comité central, accusé de complicité, fut associé à la condamnation. Les plus radicaux du groupe furent privés de leur liberté de mouvements et consignés dans leur région d'origine: Kyungu wa Kumwanza au Katanga et Ngalula, Tshisekedi, Kanana et Makanda Mpinga, au Kasaï oriental.

 

À la suite des pressions discrètes de la diplomatie occidentale, belge et américaine intervint une accalmie : neuf des Treize furent remis en liberté en octobre et les quatre du Kasaï oriental, constituant le noyau dur, le furent à leur tour en décembre. Le problème de fond n'avait pas été pour autant résolu. Il allait rebondir à nouveau

 

1.2 La naissance d'un parti d'opposition hors la loi Ce groupe de parlementaires décida de passer à la vitesse supérieure dès février 1982, par la création d'un parti politique d'opposition, non pas dans l'exil, mais sur le territoire national. Il s'agissait de, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avec Kibassa-Maliba pour président. Aussitôt, les membres katangais du nouveau parti furent arrêtés et transférés à Kinshasa. Dans les geôles de la sécurité, ils furent rejoints par Tshisekedi et Makanda, pendant que Ngalula, Kapita et Kanana se retrouvaient en résidence surveillée. Traduits en justice en juin 82, pour violation de la Constitution, ils furent condamnés à quinze ans de prison ferme, puis relégués dans les anciennes prisons coloniales: Oshwe, Belingo, Osio, Buluo, Nyagara, Luzumu.

 

Entre-temps, le nombre d'adhérents à ce parti politique hors la loi avait dépassé le cadre des ex-parlementaires.

Les sympathisants se recrutaient pour l'essentiel dans le monde universitaire et ecclésiastique. Dans les rangs des adhérents, on comptait quelques personnalités du monde politique. Un ancien conseiller à la présidence, Faustin Birindwa, ayant voulu rendre visite à Tshisekedi, fut suspecté de complicité avec lui. Le professeur Marcel Lihau, l'ancien Premier président de la Cour suprême de justice, pour avoir défendu publiquement les accusés au cours du procès, rejoignit leurs rangs. L'ancien leader de l' Abazi en 1960, Vincent Mbwankiem, qui avait fait la connaissance de Tshisekedi dans les prisons de la Province Orientale en 1981, fut intégré également dans le« noyau dur» de l'opposition naissante. Celle-ci, dans ses relations extérieures, bénéficia des services d'un universitaire connu, Dikonda wa Lumanisha, installé en Belgique.

 

Dans ce bras de fer avec les ex-parlementaires, Mobutu mania habilement le bâton et la carotte, alternant amnisties et condamnations. Promu maréchal, le 11 décembre 82 par le IIIe congrès ordinaire du MPR, il accorda aux prisonniers politiques la grâce présidentielle qui intervint à partir de mai 83. Mais, cinq mois plus tard, à l'occasion d'un nouvel accrochage avec les mêmes ex-parlementaires qui s'étaient affichés en costumes et cravates pour être reçus par une délégation parlementaire américaine, de passage à Kinshasa, ceux-ci furent l'objet de violences, au vu et au su des invités américains. Le « scandale», rapporté à la commission des Affaires africaines à Washington, se transforma, sur place, en mesures de répression. Cette fois-ci, les leaders de l'opposition furent relégués dans leurs villages d'origine.

 

L'année 1985, marquée par la double célébration du vingt-cinquième anniversaire de l'indépendance et du vingtième anniversaire du nouveau régime, fut une fois de plus celle d'une amnistie générale. Dans la recherche d'un consensus, pour mettre un terme à leurs revendications, on leur demanda de formuler des propositions concrètes, face aux problèmes politiques de l'heure. En guise de réponse, ils produisirent un nouveau mémorandum, déposé à la présidence de la République, le 6 octobre 1985 (Document 162). Ce document, qui portait dix-neuf signatures se réclamant du « Groupe des Treize » (parmi lesquels huit nouveaux venus, dont Lihau, Mbwankiem, Birindwa et Bossassi), était d'un ton plus mesuré que la « lettre ouverte» de décembre 1981 ; il préconisait, entre autres, l'instauration du multipartisme, l'autonomie des régions et le respect des droits de l'homme. On allait s'en souvenir en 1990.

 

Document 162 : Mémorandum de l'UDPS de 1985 (Extraits)

(…)

3. Que, par une déclaration radiodiffusée et télévisée, qui sera suivie aussitôt que possible de la révision constitutionnelle, le chef de l'État reconnaisse qu'au Zaïre pourront se créer et fonctionner librement deux ou trois partis politiques, à condition que leurs dirigeants respectent le principe de la démocratie pluraliste et la Constitution.

4. Que, pour que ce qui précède soit efficace et produise tous les effets de la détente souhaitée, le chef de l'État se déclare être d'abord et avant tout l'arbitre neutre de la nation, le suprême recours de tous, qu'il se détache de tout parti politique.

5. Que, pour mettre un terme de la façon la plus démocratique possible à la perpétuation des oppositions extérieures, et redorer le blason du Zaïre, le Groupe des Treize ne voie aucun inconvénient à ce que des opposants zaïrois, opérant à l'extérieur, soient conviés à une conférence élargie de réconciliation nationale.

6. Qu'enfin, le chef de l'État forme un gouvernement d'union nationale qui comprendrait des représentants de tous les partis reconnus. Ce gouvernement serait chargé, pendant une période transitoire de deux ans, d'assurer la réalisation de la réforme des institutions initiées par le chef de l'État et de préparer les élections qui départageront les prétentions des uns et des autres.

 

Dans l'immédiat, ce crime de lèse-majesté ouvrit la voie à une nouvelle vague de répression qui n'épargna plus désormais les militants ordinaires et les simples sympathisants. Requinqué par l'administration Reagan, qui avait succédé à J. Carter à la Maison-Blanche, le régime de Mobutu avait retrouvé toute sa vigueur, et l'opposition paya cher ce changement de situation. Dans ce nouveau contexte, Makanda Mpinga, victime de tant de sévices, s'éteignit le 6 mars 1987 à Bruxelles où il avait été transféré; Marcel Lihau se retira à Boston, épuisé moralement et physiquement.

Quant aux autres leaders, las de la longue résistance, ils finirent par accepter d'intégrer les structures dirigeantes du MPR où leur spécificité, leur avait-on promis, serait reconnue officiellement. Au lieu d'un deuxième parti, on aurait affaire, simplement, à une deuxième « tendance », au sein du seul et même MPR. Tout le monde sauvait ainsi la face: et Mobutu et les opposants. Ainsi furent signés les Accords de Gbadolite (17 juin 87). Ngalula, Kibassa, Dia, Kapita, Mbwankiem intégrèrent le Comité central  du MPR ; Tshisekedi, censé devenir Premier commissaire d'État, d'après lesdits accords, ne fut finalement pas nommé. Ce qui augurait d'un nouveau bras de fer.

 

En attendant, demeuré seul à l'écart, il devint le symbole de l'opposition radicale contre Mobutu et s'illustra, dès le 17 janvier 1988, par l'initiative d'un meeting populaire au pont Kasa-Vubu, lieu des pendaisons de 1966. La violence était au rendez-vous. Il y eut des morts, des blessés et des « disparus» et lui-même fut mis aux arrêts.

 

 

II. La Conférence nationale souveraine et sa transition.

 

2.1 Combat pour le multipartisme

Le Zaïre entamait, en 1990, la sixième année du « septennat du social», ainsi l'avait qualifié le maréchal-président, sans que la réhabilitation économique et sociale n'eût avancé d'un pas. Pourtant, à l'ouverture du IVe congrès ordinaire du MPR en 1988, il avait promis que tout devait changer, tout allait changer! et que plus rien ce serait comme avant ! Mais aucune nouvelle initiative n'avait été tentée pour déverrouiller la société. La crise économique avait connu de nouvelles avancées. L'allègement escompté de la dette par la Belgique avait dû être dénoncé à cause de la campagne de dénigrement qui avait suivi la visite du Premier ministre W. Martens au Congo. L'escalade causée par cet incident, à la suite du débat télévisé qui avait confronté une délégation des officiels congolais à la presse belge, le 12 décembre 88, n'avait fait qu'accentuer la crise. Le chef de la délégation, Me Kamanda wa Kamanda, avait annoncé, à l'occasion, la fin de la coopération belge, à partir du 11 janvier 1989. Mais un arrangement était intervenu dans la suite, sous la médiation d'Hassan II du Maroc, et de nouveaux accords furent signés, le 26 mars 1990, mais pour une très courte durée, comme on va le voir. Acculé par cette situation explosive interne, mais aussi par l'écho des mutations en cours, à la suite de la chute du mur de Berlin, qui avait emporté le régime ami de la Roumanie et l'exécution de son président, Nicolae Ceausescu et de son épouse, Mobutu se résolut à mettre davantage de l'eau dans son vin, sans réaliser à suffisance l'ampleur du changement intervenu dans la vie internationale.

 

 

Document 163 :

Les   gouvernements du Zaïre à l'heure du multipartisme (1990-1997)

Gouvernements     investis   

1. Lunda     Bululu

2. Mulumba     Lukoji

3. Tshisekedi

4. Mungul-Diaka

5. Nguz a Karl i Bond

6  Tshisekedi     (II)

7. Zushi/Tshisekedi

8. BirindwaiTshisekedi

9. Kengo wa Dondo

10 Tshisekedi (III)

1l.Likulia Bolongo

Période   

avril     1990-mars 1991

mars-     septembre 1991

septembre-octobre     91

octobre-     novembre 91

nov.     1991-août 1992

août     1992-décembre 1993

décembre     92-mars 93

mars     93-juillet 94

juillet     94-mars 97

avril 97

avril-mai 97

 

 

 

Puisque la chute du mur de Berlin avait consacré la fin de la guerre froide, son propre rôle de gendarme de l'Afrique centrale s'était arrêté. Mais Mobutu s'entêtait, ne voulant pas y accorder foi; il ne croyait pas un seul instant, vu le poids du passé, que ses parrains américains puissent être capables de le sacrifier à l'autel des nouvelles amitiés qu'ils voulaient nouer. C'est donc du bout de lèvres que le processus de démocratisation fut déclenché, sous le prétexte d'organisation de « consultations populaires ». On y escomptait une conclusion édifiante : des déclarations plutôt rassurantes pour le régime qui auraient pu être portées à l'attention des parrains occidentaux pour les convaincre que le Zaïre n'était pas prêt pour des changements de fond et atténuer par-là la portée de ceux-ci. On allait complètement déchanter.

 

Dès les premières séances publiques à Bukavu (1er février 90) et à Kisangani (20 février), il s'avéra que le fruit était plus que mûr.La confirmation vint finalement de partout, par la vigueur de la critique, y compris de la part des fonctionnaires. L'expérience d'une avancée dans les pratiques démocratiques s'avérait irréversible.

 

Décidé finalement à amorcer ce nouveau tournant en s'inspirant, sans le proclamer, des conclusions du dernier mémorandum des ex- parlementaires (1985), Mobutu construisit avec soin le scénario de cette seconde phase de la démocratie-cadeau.
Il plaça l'événement à la date du 24-4, choisie comme assurant la relève du 24-11, avec accumulation de 4, son chiffre porte-bonheur, pour conjurer le mauvais sort, trop sûr d'avance que cette journée serait tenue pour historique, à l'avenir. Cette démocratie, offerte courageusement en cadeau, portait effectivement sur plusieurs dispositions:

-le retour au multipartisme (limité à trois partis) ;

-la suppression des restrictions vestimentaires et anthroponymiques

qui faisaient l'objet de« l'inquisition» de l'Authenticité;

-l'abolition de la terminologie politique et administrative imposée;

- le retrait du chef de l'État du MPR ;

- la révision de la Constitution.

Il concluait: Voilà le nouveau visage du Zaïre. Voilà le Zaïre de la Troisième république qui prend naissance aujourd'hui et que nous voulons grand et prospère (...). Un nouveau visage qui fera dire aux générations futures, pensant à la journée d’aujourd’hui: vraiment ce fut un des moments les plus beaux de l'histoire de la République.

 

Le Rubicon était franchi. À la surprise de Mobutu, son discours suscita plus de problèmes qu'il n'en avait résolus. La nomenklatura du MPR digéra difficilement cette situation du fait accompli. Certains de ses membres décidèrent de basculer dans une opposition tactique, escomptant rebondir dans ce nouveau contexte; d'autres s'efforcèrent de limiter les dégâts du discours en ramenant ces mesures à leur plus simple expression.

 

Pour l'opposition, ces dispositions, nullement inintéressantes, avaient le grand inconvénient d'être unilatérales. De Bruxelles, Marcel Lihau déclara le 26 avril : Le président dit: je décide. Nous disons: vous ne décidez pas seul! Ne pouvant se satisfaire du cadeau du prince, le groupe des opposants ne pouvait que durcir ses exigences, en n'omettant pas toutefois de prendre le Président au mot. Puisqu'il« avait pris congé» du MPR, c'est que, d'après les prescrits de la Constitution en vigueur, il avait cessé d'être chef d'État. Cette faille, Mobutu en était plus que conscient; il n'aura de cesse d'aller à la reconquête de son titre de « président- fondateur du MPR ».

 

Plus que jamais, l'opinion générale se mit donc à revendiquer le droit au multipartisme intégral, mais aussi à la tenue d'une conférence nationale souveraine, à l'instar de ce qui se déroulait à l'époque à Brazzaville, pour établir ensemble les termes de l'évaluation de la trajectoire du passé et arrêter souverainement des décisions conséquentes.

 

 

Document 164 :

Repères de   l'histoire de la CNS, du HCR et du HCR-PT (1991-1997)

 

             
   

7 mars 91

   

Il avril

   

7 août

   

12 décembre

   

19 janv. 92

   

6 avril

   

20 avril

   

5 mai

   

 

   

11-20 juin

   

 

   

4 août

   

15 août

   

14 nov.

   

2 décembre

   

6 décembre

   

24-26 déco

   

23janv.94

   

24-25 janvier

   

8 avril

   

14 juin

   

19 sept.

   

10 mai 95

   

1er     juillet 95

   

 

   

27 janv. 96

   

5-6 octobre

   

28 décembre

   

18 mars 97

   

10 mai

   

16 mai

   

7 sept.

   

 

   
   

Création d'une     Conférence constitutionnelle

   

Transformation     en Conférence nationale

   

Ouverture     officielle des travaux

   

Monsengwo élu     président du bureau provisoire

   

Suspension     des travaux par Nguz

   

Reprise des     travaux

   

Mise en place     d'un bureau définitif

   

Adoption de     l'acte proclamant la souveraineté de la conférence

   

Travaux en 23     commissions

   

Adoption de     l'acte portant dispositions constitut. de la transition

   

Élection de     Tshisekedi comme Premier ministre

   

Adoption     projet Constitution 3' républ.

   

Adoption     composition RCR

   

Clôture des     travaux de la CNS

   

Élection     bureau RCR

   

Élargissement     HCR qui devient HCR-PT

   

Mise en place     de son bureau

   

Adoption Acte     Const. de la transition.

   

Élection de     Kengo Premier ministre au RCR-PT.

   

Décès d’Ileo,     V. Président

   

Loi sur la     Commission nationale des élections (CNE)

   

Révision de     l'Acte. Prolongation de la transition de 24 mois

   

Monsengwo     quitte le HCR-PT

   

Adoption     projet Constitution amendée

   

Adoption loi     référendum

   

RCR-PT démet     gouvernement Kengo

   

Réélection     Monsengwo RCR-PT

   

Mobutu quitte     le Zaïre.

   

Décès de     Mobutu à Rabat (Maroc)

   

 

   

 

 

 

 

 

Mobutu ne désarma pas pour autant, décidé à contrôler coûte que coûte le changement amorcé au risque de connaître une fin à la Ceausescu. Aussi était-il résolu à rectifier le tir, en revenant sur certains aspects de son propos. Ce discours de réajustement eut lieu le 3 mai, devant le Conseil législatif et suscita des réactions en chaîne dans les milieux estudiantins, notamment à l'endroit des députés, pour y avoir applaudi avec frénésie.

 

Au campus de Lubumbashi, cette réaction se transforma en altercations entre étudiants ; les « indicateurs» du régime furent passés à tabac (9 mai). En riposte, l'autorité administrative et policière organisa une opération punitive, dans la nuit du 11 au 12 mai, après avoir coupé le courant sur le campus. Cette opération du « massacre» des étudiants par un commando usant d'un mot de passe (Lititi...mboka!) allait modifier le cours des événements, pendant plusieurs décennies. Le Zaïre de Mobutu, malgré la mutation en cours, fut mis à l'index. La communauté internationale renonça à toute coopération avec lui, en même temps qu'il était mis sous embargo, pour achat d'armes.

 

 

Document 165 : Compromis politique global

(Palais du Peuple, 31 juillet 1992)

1. Des dix principes de base

1. Neutralité de la transition.

2. Tout Zaïrois doit jouir pleinement et exercer effectivement tous les

droits reconnus à la personne humaine.

3. Toute personne, toute institution impliquée dans la gestion de l'État

doit être contrôlée.

4. Aucune institution ne peut imposer sa volonté au peuple ou aux

autres institutions.

5. Chaque institution jouit des garanties suffisantes de son autonomie.

6. Aucune institution ne peut gêner une autre.

7. Le président de la République doit être mis à l'abri de tout ce qui

peut entamer son prestige et sa crédibilité.

8. Le gouvernement est entièrement responsable de la gestion de la

chose publique.

9. La défense nationale incombe à tous les Zaïrois.

10. L'Armée doit être celle du développement.

II. Des objectifs de la transition

Les parties signataires ont assigné à la transition les objectifs suivants :

1. organiser le référendum constitutionnel et les élections;

2. doter le pays rapidement des institutions réellement démocratiques

issues des élections libres, sincères et transparentes;

3. remettre les populations au travail et relancer l'économie;

4. réhabiliter l'État et restaurer son autorité.

 

Mobutu eut beau lâcher du lest, il ne parvint plus à modifier

la situation. En effet, le multipartisme intégral, enfin accordé, fut consacré par la loi n° 90-008 du 25 novembre 1990, venue modifier celle n° 90-002 du 5 juillet qui l'avait limité à trois formations politiques. La tenue d'une conférence nationale fut également autorisée, même si elle avait été programmée comme devant être inopérante par sa configuration. Elle était en effet inutilement pléthorique, dotée de surcroît d'un bureau provisoire d'une incompétence avérée et noyautée par des partis et associations à sa solde.

 

 

2.2 La Conférence nationale souveraine

 

L'histoire de cette transition manquée se déroula sur deux

tableaux : celui des actions politiques et celui des événements militaro-économiques qui l'accompagnèrent. L'histoire des actions politiques fut celle de la gestion de la conférence et du Haut-Conseil de la République (HCR) qui lui succéda, ainsi que celle des négociations et des multiples gouvernements qui se suivirent ou qui cohabitèrent. Cette trajectoire s'accompagna d'une tout autre, celle jalonnée de pillages, de cataclysmes divers, mais aussi de dérives monétaires et de leurs conséquences sur le

plan social.

 

La phase préparatoire couvrit douze bons mois, depuis son démarrage (11 avril 91) jusqu'à la mise en place de son bureau définitif (le 20 avril 92). Douze mois remplis d'événements collatéraux bien significatifs, notamment, la double cartellisation des partis et associations participants, en Union sacrée de l'opposition radicale (USOR), d'une part, et en Forces démocratiques unies (FOU), d'autre part, ensembles vite soumis à des ramifications internes (Document 167) ; la nomination unilatérale de Tshisekedi au poste de Premier ministre, initiative décriée par ses militants, le dissuadant de refuser le cadeau empoisonné (22 juillet 91) ; les concertations dites du Palais de marbre qui aboutirent à la nomination et à l'investiture de Tshisekedi comme Premier ministre; le remplacement de ce dernier par Mungul-Diaka (29 octobre) pour avoir raturé, dans la formule de serment constitutionnel, la référence à la Constitution et au chef de l'État. La suite des événements continua à être tout aussi chaotique. La médiation, dans cette crise, d'Abdoulaye Wade, ministre d'État du Sénégal (14 novembre) fut le prélude aux accords du Palais de marbre II (21 novembre) qui conduisirent à la nomination comme Premier ministre de Nguz a Karl i Bond, au lieu de Tshisekedi attendu (28 novembre).

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24 février 2014

Mbudi Kalala Mwadianvite

kalala mbudi

Wakumbaji wenda mudimu panu,
Dijinga dienda dia ndekelu diatumbishibua ne
Udi mua kuikisha mu bupola kua mufuki
Eu uvua matuku onso ukumbaja mudimu wenda kena ne tshia kutshina tshiendelela,
Diakalenga mbamupesha dio

Il a accompli sa tâche ici-bas,
Son dernier souhait a été exaucé et
Il peut reposer dans la paix du Seigneur.
Celui qui a toujours accompli son devoir ne doit
Pas craindre l’éternité, la grâce lui est accordée.

Tshivulukilu tshia mukalenga
Mbudi Kalala MWADIANVITA
Mulela ku kipushi(Lubumbashi RDC-Congo)
Dia makumi abidi ne muanda mukulu ngodo wa dikumi ; tshinunu nkama tshitema
Makumi anayi ne isatu.
Mufua mu Jette(Belgika)
Dia dikumi ne inayi ngondo muibidi binunu dikumi n’inayi.

Né à Kipushi (Lubumbashi RDC-Congo)
Le 28 octobre 1943 et décédé à Jette le 14 février 2014

Mukajienda
Inabanza Kalala Bwangila Yamvu
Ne bana bende
Badi banuela tuasakidila bua dimueneka dienu ne dibakolesha ku moyi dienu.

Son épouse
Madame Kalala Bwangila Yamvu et ses enfants vous remercient de votre présence et de votre soutien moral

« Panu tudi beenyi ne beena luendu
Ku buloba ki kuetu ku nzubu »

« Sur terre nous sommes des étrangers et passagers
Sous terre est notre demeure »

« Diiyi dia Bankambua »

« Parole de nos ancêtres »

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Humour

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Nsumuyinu tshinyi? qu'est ce que les proverbes

Proverbes : patrimoine d’un peuple. Ils nous enseignent la pensée et l’organisation sociale d’une communauté déterminée.

On y trouve divers enseignements à savoir : l’organisation de la société, le pouvoir, l’éducation et le savoir-vivre…

Cependant, le dynamique de la société, le contact culturel, social, économique et social peuvent t avoir une influence sur la pensée de la communauté et son organisation sociale.

 

 

NSUMUINU NTSHINI?

Nsumuinu nsanga nsanga wa mianda ya bukwa panu, ya bumuntu. Idi ileja: ngelelu wa meji wa bantu mu mianda ya bukwa panu, ndongeshelu, nkoleshelu ne mbelelu wa bana ne bakulumpe bilondeshile tshiena bualu ne tshikondo tshina.

Nsumuinu mmiela kudi bankambua bua kuleja bana ne bakole mudi kuya moyo ne mudi kufua, mudi ndongoluelu wa nsombelu pamue: didiludika, diludika midimu ya tshinsangansanga, ne malu kabukabu a nsombelu wa panu, lelu ne maloba.

Bidiyo yamba bidi mu mipinganyi, yoyo mine mishilangana ku bantu ne bantu, tshisa ne tshisa, ditunga ne ditunga.

Nsumuinu idi yamba malu adi enzeka mafuku onso mu midimu, mu meba, mu nsombelu wa buatshia buila.

Bilejelu:

Kuimini mukuta, apo ne kasuila kubidia. Etshi ndilongesha pangikadilu ya matuku onso.

Bilengela, mbiasa mu nkelenda. Mbuena kuamba se: muntu, bua kupeteya tshidiye, ujinga, amu yeya mutata.

Minga idi ileja bilema bia bantu kabidi, ifila rnalonqesha

ne mibelu ne mikala ileja njila wa kulonda :

Mulengela kabula kalema, udi amu ne kenda kamulamata. Mukalenga wa bantu, bantu wa mukalenga.

Mukalenga kupakidi (kupanqidi) . ditunga, bualu ditunga ndidi dikuteka.

Wanyika kuboleshi.

Kadi bantu bonso ki mbasua nsumuinu to. Bamua bena mukanda ba bafika, lelu wa ndaya, mbayimona ne nya aba badi bashadila ku malu. Kirnbasua mua kuyimanya mena to. Badipu aba bajinga ne ibapua nansha moyo!

Bamanyi ba mukanda ba matunga a Mputu, a Ameiika wa ku Nolu ne ba Azi bobo, badi balonga nsumuinu bua kumanya ngelelu wa meji ne ndonguelelu wa benayo, ekufuanakajabo ne wabo pabo. Nanku batu bandamuna nsumuinu ya ku ba benda mu miakulu yabo, kufundabo ne mikanda ya nsumuinu, kushalabo bayibala too ne kudi tuabo tunkanu, tunkanu tubala tufuanakaja.

Ba wetu badi kabayi pabo bashikuluja ni nya kala, ni nya lelu, ne aba bavua bakolela ku ba benda, bonso mbananga

Kumvua ngelelu eu wa meji anyi ngakuilu bimpa wa tshidi lusumuinu luamba.

Apo bitu mikuabo nsumuinu yamba ki mbitu bienzeka misangu yonso to:

Bilejelu: - muana utu ufuana nshandi ku malu;

muana wa ngenda mushinga kaya kupanga mukolo.

Nsumuinu mipiamipia idi mua kuledibua bilondeshile nsombelu wa lelu, nyungilukilu wa ma!u a muinshi mua diba, bilondeshile kabidi disambakena dia bantu ne bisa bia minga misoko, ne bia manga matunga a kule.

Minga idi mua kuledibua bilondeshile mianda minena idi yen- zekanzeka mafuku aa ne yenzekazeka bantu mu nsombelu yabo ya buatshia buila tshikondo tshitudi etshi. E kutampakanayo payo kudi bana mu miyuki.

Bua kumvua tshidi nsumuinu mikuabo yamba bidi bikéngela kufila bilejelu, bua kumvua bimpa bina bilejelu ebi, mbimpe kumanya kuakula, kubala ne kufunda muakulu udibo bayifunda.

KAYEMBE KANKU KAYKAN MUKULUMPE.

 

Nzolo mukole mutshima, wakalala ne bamudie mu nzubu: Une poule est courageuse car elle dort dans la même maison que les personnes qui la consomment.

Application: Se dit d'une personne qui vit dans un endroit où sa présence n'est pas souhaitée.

Nzolo wendenda ngudiadia musuasua: C'est la poule qui se déplace qui se nourrit de la fourmi "musuasua"

Application: Pour manger, il faut travailler. Que celui qui ne veut pas travaiIIer, ne mange pas non plus!

Nkashama udi wenda mu dimi, ngudi unyanga tshienda tshiseba: Le léopard qui se promène dans la rosée matinale abime sa peau.

Application: Les mauvaises frequentations peuvent salir la reputation de quelqu'un.

Nkashama utshiudile, utu wadia mawala: Un Léopard affamé finit par manger de l'herbe "mawala"(mawayawaya).

Application: Devant une situation chaotique, l'homme finit par choisir les solutions inhabituelles pour surmonter ses difficultés.

Nyoka kuenda nkayebe n'lufu lua musungu: Le serpent qui vit en solitaire sera tué d'un coup de bâton.

Application: Ce proverbe nous recommande de ne pas salir les relations avec nos proches; sinon en cas de difficultés ils nous abandonneront.

Nakadi kushipa nyoka, nyoka udi ku tshilowa: Je voulais tuer le serpent, mais celui-ci est couché à côté d'une calebasse.

Application: Avant d'agir, il faut voir si votre action ne peut pas engendrer d'autres conséquences.

Nsua yakaya butuku bakayimanya: Les fourmis ailées qui se sont envolées pendant la nuit ont été identifiées.

Application: Les choses cachées sont révélées.

Walabila dishi, kulabila bowa buakamana Bantu: Mieux vaut goûter une fourmi que goûter un champignon, les champignons ont exterminé le genre humain (la plupart d'entre-eux sont veineuses).

Application: Chacun doit s'occuper de ce qui le regarde. II ne faut pas s'ingérer dans les affaires d'autrui.

Makangala abidi akapanda ngema: Deux pintades ont échappé au tireur de vin de palme (qui les pourchassait).

Application: II ne faut pas suivre deux lièvres à la fois.

Webeja mubuabua lubilu, kuena utangila mudi makama ! Avant de vous demander au sujet de la vitesse du chacal, regardez d'abord la forme de ses pattes.

Application: C'est par la qualité du travail accompli que l'on peut apprécier celui qui l'a accompli. Nous devons soigner notre travail pour mériter les encouragements.

Nkese kapampi, kabandila nkashama kulu, nkashama ne menu, nkese ne mianga: Le porc-épic ne tremble pas devant un léopard, il ne grimpe pas aux arbres (pour fuir), car bien que le léopard possède des dents (pour attaquer), le porc-épic a des piquants (pour se défendre).

Application: Devant un danger imminent, au lieu de fuir, il faut se défendre avec les moyens dont on dispose.

Babunda ntambue, babunda nkashama, muana wa nkuba, kabamubunda-bunda: On s'attaque au lion, on attaque le léopard, qui est capable de faire face même à la plus faible de foudre?

Application: II y a des événements qui nous dépassent à tel enseigne que quand les rapports de force sont incomparables, il ne faut pas s'y risquer (soyons humbles).

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12 février 2014

TWASAKIDILAYI: Famille Bapa Banze

« Je voudrais que vous gardiez de moi l'image de mon sourire et ma joie de vivre, plutôt que des larmes et de la tristesse. La vie doit être comme elle l'a toujours été. Je vous quitte seulement en corps, mais gardez mon âme dans vos coeurs. »

 

 

 

 

 

Emérance Bapa Banze Watshini

Mulela mu Tshinsansa (Kinshasa) Kongu (congo)RDC

Dia dikumi ne tshitema (19) ngondo muisatu tshinunu nkama tshitema makumi a sambombo ne isambombo (1966)

Mufua mu Iksela(Ixelles) Belejika(Belgique)

Dia matuku dikumi a ngondo wa kumpala tshidimu tshia binunu makumi abidi ne dikumi ne inayi (2014)

Manuende

Denise Mbombo

ne bana bende aba , bana babo

Phylo Papa Banze

Antoinette Bapa Banze

Patrick Bapa Banze

Cappy Bapa Banze

Toussaint Bapa Banze

Coucou Bapa Banze

Ne bikulu bende aba, bana ba mufua wetu eu

Precyllia Mulumba

Sarah Mulumba

Denise Mulumba

Musu Mulumba

Exaucé Mulumba

Daniel Mulumba

Ne babukonde , ne ba manseba, ne batatu mukaji, ne bankana, ne balela bende badi banuela tuasakidila bua dibasamba dienu mbingu ibidi mu madilu a Emérance Bapa Banze wetu eu

«  PANU TUDI MITU MIDINGIJA,

KU BULOBA KI KUETU KU NZUBU »

[Sur terre, nous sommes des étrangers; sous terre est notre dernière demeure]

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12 décembre 2013

Quel est l'avenir des langues du Congo (ex-Zaïre) ?

Ntungunukilu
Développement

 

Quel est l'avenir des langues
du Congo (ex-Zaïre) ?

 

 

 

                 

 

Répondre à cette question c'est au
préalable faire le point sur la
situation linguistique de notre
Congo (ex-Zaïre) ; ensuite
formuler un ensemble de
propositions concrètes possibles et
un certain nombre d'orientations.

 

Nos langues congolaises se
répartissent en un ensemble bantu
et un ensemble non-bantu, Le
premier l'emporte sur le second
tant du point de vue du nombre des
langues et des locuteurs que du
point de vue de l'aire d'expansion.

 

Parmi ces langues, nombre d'entre
elles demeurent dans l'ombre en
raison à la fois de leur difficulté
d'accès et du manque de moyens
permettant une action systématique
d'envergure. Jusque-là, le travail
scientifique demeure celui de
chercheurs isolés si on excepte
certains efforts dans le cadre de
l'ACCT (Agence de Coopération
Culturelle et Technique) dont le
siège est à Paris.

 

La politique linguistique
à l'époque coloniale

 

Celle-ci était clairement définie,
effectivement appliquée et suivie.
Une douzaine de textes législatifs
importants jalonnent cette période
coloniale.

 

Les textes législatifs sont
complétés par des programmes
d'enseignement qui se succèdent
tous les dix ans : celui de 1925
prône l'enseignement des langues
locales qu'elles soient véhiculaires

 


 

Ou vernaculaires ; celui de 1938
adopte le précédent aux écoles
pour filles; celui de 1948 élève la culture nationale au rang d'objectif
et fait de la culture étrangère un
outil de communication ; celui de
1958, enfin, adopte le contenu de
celui de 1948 dans le primaire et

installe un programme

métropolitain au niveau

secondaire.

 

La politique linguistique

postcoloniale

 

Le 30 juin 1960 le Congo belge
accède à l'Indépendance et devient
la République Démocratique du
Congo.

 

De 1962 à 1974, le français
s'assure un monopole et fait
disparaître les langues locales de
l'enseignement A partir de 1963,
lorsque sont créés les cycles
d'orientation, l'élimination des
langues locales est confirmée.

 

Dans la foulée de la politique de
l'authenticité (recours à la
tradition) le CELT A voit le jour et
reçoit entre autres la mission
d'élaborer des manuels en langues
locales. En 1980, ·les langues

nationales reparaissent en

première année du cycle

secondaire. En 1982, le

programme de 1980 est supprimé.
En 1984, on reforme et on
privilégie les langues nationales
dans divers enseignements mais
pas dans le Secondaire général. La coexistence entre le  français et les


 

quatre langues dites nationales
(kikongo, kiswahili, tshiluba et
lingala) ne se fait pas sans
difficulté.

 

Le Kikongo a pour aire
d'expansion le Bas-Congo. TI tend
à céder le pas chez ses locuteurs
effectifs face au Lingala, réputé
langue de l'armée et du pouvoir de
l'époque du feu Mobutu, ancien
Président de la République du
Zaïre (actuel Congo).

 

Le Swahili s'étend à l'Est du pays.
Son aire d'expansion en direction
de la capitale Kinshasa se fait
principalement le long du rail
Labumbashi-Ilebo. Le Swahili, à
son tour, est aujourd'hui la langue
du pouvoir et de l'armée du fait de
l'origine du Président de la
République Démocratique du
Congo Laurent-Désiré Kabila.
Notons que les inscriptions sur les
billets de banque sont en swahili.

 

Le Tshiluba, langue véhiculaire du
Kasayi s'étend en direction
princiipalement du Shaba voisin.
Au Kasayi le Tshiluba est une
langue de large diffusion et de
communication.

 

Le Lingala enfin est la langue de
Kinshasa la capitale et de tout
l'Ouest et Nord-Ouest du pays. TI
est favorisé dans son expansion par
le fait qu'elle était la langue de
l'armée, de la chanson (moderne) et
de discours politique de feu
Mobutu, Président du Zaïre.

 

e S)


 

 

~,

 

Il s'ensuit, en raison, de cette
dynamique, une compétition entre
langues locales (nationales) et entre
celles-ci et le Français (langue
d'administration surtout de
l'enseignement.

Dans cette compétition, les langues
locales (nationales) sont desservies
par l'absence d'une politique claire
en leur faveur (contrairement à ce
qui se produisait dans la période
coloniale), par J'absence de
manuels permettant de les
enseigner (malgré certains efforts
sporadiques), par la non-formation
des maîtres ou enseignants dans
ces langues (ils sont tous formés
exclusivement en français à partir
du secondaire, ce qui explique la
difficulté de certains linguistes à
tenir un discours limpide sans y
ajouter des néologismes produits
par la déformations des mots
étrangers,. ou à assurer une
traduction et une interprétation
fiable dans ces langues. Autre
source de difficultés, c'est le
comportement des intellectuels qui
n'ont qu'un souci : former leurs
enfants et leur parlant uniquement
en français.

Voilà autant des facteurs qui
désarment les linguistes. Ils le sont
d'autant plus que les média
nationaux, dans leur totalité,
favorisent le français. Seules les
églises font exception sur ce point
-: on y prêche et on y prie en langues
locales (il est facile de trouver des
Bibles "et des cérémonies
religieuses qui se déroulent en
langues locales ainsi que des

  dictionnaires                bilingues ou

. trilingues               (Luba-Français-

Néerlandais).


 

-

L'homme politique congolais s'en
sert à des fins de campagne
électorale ou soit à des fins
subversives pour opposer des tribus
ou ethnies soit à des fins
pacifiques pour apaiser le peuple.

Ainsi donc, la langue détermine le
développement, aide à penser, à
comprendre et à transmettre les
mécanismes socio-politiques,
économiques et culturels. A partir
de ce moment, l'homme va utiliser
les atouts que la langue possède et
le rôle déterminant qu'elle joue et
peut jouer pour toute forme de
développement (information,
éducation, instruction, loisirs,
théâtres, musique, etc.). Il va
chercher à améliorer son système
de communication à partir des
connaissances nécessaires
acquises par sa communauté et la
communauté internationale.

Situation actuelle

De nos jours, les langues se sont
développées et véhiculent-la

science, la                    technologie

(l'informatique ...).             Avec le

développement de la technologie il
s'est créé trois catégories de
langages : intellectuel (scientisé,
informatisé ...), senti-intellectuel et
ordinaire. A ces catégories
correspondent des individus.

Le véritable développement d'un
peuple suppose un échange des
savoirs traditionnels et
scientifiques entre les différents
membres de la société. TI ne suffit
pas_ de connaître, il faut aussi
transmettre, publier pour éliminer
l'ignorance de nos langues chez
nos jeunes.


 

Les faits le démontrent, 80 ans de
la colonisation et l'administration
en français n'ont pas effacé les
langues locales. TI n'est pas certain
que l'unité nationale autour du
Français puisse se faire autour
d'une des quatre langues
véhiculaires actuelles.

Du temps colonial, les langues
vivaient les unes aux côtés des
autres. Elles s'empruntaient et
s'enrichissaient mutuellement mais
ne constituaient pas un problème
social.

L'aménagement du paysage
linguistique congolais ne peut venir
que de l'Etat soutenu par un organe
technique. Pareille politique
suppose des moyens importants,
mais surtout une volonté et de la
persévérance. Elle suppose encore
davantage que chacun se résolve à
passer du verbe à la praxis.

Kunupesba mfwalanga se longayi,
nutukebela dimanya kudia
mfwalanga, kudia ne dimanya,
beena miakulu benda batungunuja ?? kwetu kudiambuluisha eku ne
tudiambuluisha tshidimu kayi ?
Batemunyi (Linguistes)
twandamwinayi.

Dimanya dionso mbimpe diikaJa

diambuluisha baantu,
dibatungunuja, dibalubulula.
Kabiyi nanku, ndimanya dia
ndingudiingu, diakujanguluja

baantu

KAYEMBE K MUKULUMPA
KAYKAN MPUNGA-TSHIBANGU


 

 

                 

 

Apprenons le tshiluba

 

Tulongayi tshiluba

TT

 

 

 

 

«".~


 

Diumvuija dia mena a ngondo
ya mu tshidimu

 

Bu mutudi tupatula Kabala Matuku kafunda mu muakulu wetu wa tshiluba, tudi tunumanyisha
tshidi mena a ngondo umvuija. Tuetu bafundi ba TSHONDO, katuena tudituta mu tshaadi bua
kuamba se: tudi bamanya bashikuluja tshidi ngondo ne ngondo umvuija, kadi bikesa bitudi
bamanya mbioobi ebi, ne tudi tulomba ewu weetu yonso udi mumanya penda bikuabu bia  kusakidila bua atufundila.

 

 

Î

TSHONGO

LUISHI

LUABANY A-NKASU

 

1  

 

(Janvier)

(Février)

(Mars)

 

 

Bsombela basaluila ngondu ewu

Ngondo udi rnvula ubanga tsha

Bualu bisoosa   biameni, ke bualu

 

 

ne: "TSHONGO a minanga

kabidi kunyima kua munanga,

kaayi balume badi   baabanyina

 

 

kashiyi bibishi". Bwa1u ngondo

Momu emu ke mudi   bantu

bakaji ne bana baabu   nkasu ya

 

 

ewu ngutu munanga wenza, mvula

bakuatshila madimi. Bisosa

kudima naayi. Tudi   tumubikila

 

 

kayi uloka to. Bia   mu madimi bidi

bituadija kumena. Meeshi atuadija

kabidi ne: ngondo   muisaatu.

 

 

biuma ne tshinyunya.

kumueneka.

 

 

 

TSHISANGA-NKASU

LUMUNGULU

KABALA-NSHIPU

 

 

. (Avril)

(Mai)

(Juin)

 

 

Ngondo wa budimi ani Kasanga-

Kunyima kwa bantu bamana:

Mushipu waabadi. Tushika   tukaadi

 

 

Nkasu : pajiki madimi badi

kudima, badi bindila bua kumona

tubanga, Tudi tumubikila   pende ne:

 

 

babumba nkasu muaba umwe bua

muyaya bivuabo bakuna. Badi

ngondo muüsambombo.

 

 

kuyilama biakane.

biimana kamungulu bündila bya pa

 

 

 

Tudi tumubikila kabidi ne: ngondo

madimi bua kumona mudibio bipia.

 

 

 

muinaayi. .

Tumubikila kabidi ngondo

 

 

 

muitanu

 

 

 

KASHIPU-

TSHIMUNGU WA

KABITENDA

 

 

MPUMPUMPU

MASHIKA

(Septembre)

 

 

(Juillet)

(Août)

Ngondo udi bitènda   bifuma.

 

 

Mashika makola atwâdiji.

Tukaadi munkatshi mwa mashika

Tumubikila kabidi se   ngondo wa

 

 

Mpumpumpu mmumwe ne

makola. Dîna dya Tshimungu

tshiteema.

 

 

ngelekejelu wa tshipèpela,

ndyumukila ku difwanyikija dya

.'

 

 

.-

 

 

nangananga butuku, padi mitôyi

mukungulu wa mashika ne wa

 

 

 

kayitshiyikn, ne patsbàtshà,

nyama wa Tshimungu. Tudi

 

 

 

mpaditshi tshiumvwika ne mwaadi

tumubikila pende sengondo wa

 

 

 

awu. Tudi tumubikila kabidi se

muandamukulu.

 

 

 

ngondo wa muandamuteketa.

 

 

 

 

KASWA-MANSENSA

KASWABANGA

TSHISWA-MUNENE

 

 

(Octobre)

(Novembre)

(Décembre)

 

 

Bu mudi dina diamba, ngondo

Batu basanzulwila   kabidi ngondo

Ngondo udi nswa   ifuma ya bungi.

 

 

ewu ke utu mansensa afuma,

ewu bamba ne : Il Kamwanga

Tumubikila kabidi se : ngondo wa

 

 

Turnubikila pende se ngondo wa

Bikunda". Bwalu, ngondo ewu utu

dikumi ne muibidi.

 

 

dikumi.

. wa nzala ya bungi. Ngutu bakaji

 

 

 

 

ba bikûnda banyema nzala baya ku

TSHONDO

 

 

 

maabu. Dîna diende dikuabo didi:

 

 

 

 

ngondo wa dikumi ne umwe .

 

 

 

 

 

 

 

- _1

 

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29 novembre 2012

Shaba, Kasai, où en sont nos coutumes?

SHABA, KASAÏ, OÙ EN SONT NOS COUTUMES ?

KALEND'a MWAMBA

Kalenda

 

Carte-Zaire

KALEND'a MWAMBA
est né à Kanzenze
dans le territoire
de Kolwezi au Shaba,
le 11 janvier 1914,
Durant de nombreuses années,
bien avant que le Zaïre
ne soit une nation souveraine,
il a professé au tribunal
coutumier, des deux côtés
de la barre: d'abord comme
« mandataire» (ce qui correspond
à l'avocat), ensuite comme
magistrat coutumier.
Ces deux longues
carrières successives
l'ont enrichi
d'une connaissance profonde
des différentes coutumes
en vigueur au Kasaï
et au Shaba.
En outre,
ses fonctions à la tête
du Centre extra-coutumier
de Lubumbashi
lui ont permis d'observer
et d'analyser le comportement
social des Zaïrois vivant
en ville, c'est-à-dire
loin des régions
rurales d'où ils sont issus
mais où le respect
de la tradition
est pieusement conservé.
Voilà assez de raisons
pour traiter parfaitement
de ce sujet.

1 Sens de la dot traditionnelle

La dot est une des institutions fondamentales du droit africain. Ne pas l'évoquer d'emblée, avant d'aborder au chapitre suivant le mariage africain, serait une regrettable lacune.

Ce sujet a donné matière à plusieurs études d'observateurs étrangers; la plupart n'ont pas pénétré la signification profonde de cette institution. Ils s'en sont tenus trop légèrement aux apparences formelles actuelles et ont conclu que la dot était le prix d'achat d'une femme, que le mariage, chez les Noirs, était une opération lucrative pour les parents de l'épouse. Des anthropologues Anglo-Saxons vont même jusqu'à traduire « dot» par « bride-price» (prix de la nouvelle mariée). Ils sont évidemment bien loin de la réalité africaine. Ces erreurs sont d'autant plus blessantes que ces « spécialistes » de l'histoire de l'homme ont, le plus souvent, séjourné dans son milieu traditionnel. Ils n'ont pas perçu la saine motivation de la dot et l'ont ainsi dénaturée; cependant, leurs ouvrages sont réputés « d'autorité ».

Avant de tenter d'expliquer ces regrettables erreurs d'interprétation, voyons quelles sont les motivations essentielles de la dot, avant l'époque coloniale.

Chez l'Occidental, une survivance du droit romain veut que les parents de l'épouse apportent la dot au nouveau foyer qui va se créer. L'attitude sociale, en cette occurrence, a une tout autre signification: il s'agit d'une assistance matérielle et financière à une famille qui se crée, qui démarre dans l'existence.

Chez l'Africain, il n'est pas question, à l'origine, d'une opération enrichissante. La dot a des motivations essentielles qui s'élèvent loin au-dessus des aspirations matérielles du profit ; voyons les principales:

a) Nous avons vu que la pyramide familiale était faite des ascendants, des descendants et des collatéraux paternels ou maternels. Chacun y joue son rôle, en d'autres termes, chacun est un mœllon de l'édifice. Et en retirant un des éléments constitutifs (la future épouse, comme les enfants à naître d'ailleurs), l'équilibre, la solidité, le bon fonctionnement sont compromis. La dot est donc un mœllon de remplacement, comblant l'absence causée par le départ de la future épouse dans le clan de son mari; c'est une compensation aux activités (lui ne seront plus exercées au profit de la famille (18).

b) La dot est une preuve publique du libre consentement que les parentèles apportent à l'alliance envisagée.

c) LA DOT EST UN GAGE, remis par la famille de l'époux à celle de l'épouse, pour garantir un bon traitement à cette dernière. Dès lors, le mari est responsable de tout ce qui peut advenir à sa femme au long de l'existence conjugale.

Signalons, à ce propos, que beaucoup de coutumes exigent, de la parentèle du mari, le versement d'une indemnité de décès lorsque la femme vient à mourir chez son mari.

d) La dot sera enfin une garantie de stabilité de l'union des époux. Ainsi qu'on le lira plus loin mais comme on peut déjà s'en rendre compte par les considérations précédentes, la dot africaine n'a pas du tout le même sens que celle du droit romain. Elle n'est pas le fait de la générosité des parents, elle est partie essentielle d'un contrat entre deux familles et va aux parents de la mariée, contrairement à celle du droit romain qui va aux époux. Elle est déterminée par l'importance du vide que créera l'absence de la femme au sein de son clan d'origine. La constitution de la dot par les parents de l'époux n'est pas une mince affaire et n'est pas traitée à la légère ; elle entraîne le plus souvent de sérieux sacrifices que s'imposent les parents et au besoin le clan. Dans ces conditions, même si l'amour du mari n'a pas toute la qualité souhaitable, on comprend que l'époux traitera convenablement sa femme pour éviter la rupture d'un contrat si laborieusement établi par les familles concernées et, de plus, si péniblement honoré par la sienne.

En sens opposé, si la femme veut quitter son mari, sa famille s'évertuera à la convaincre de n'en rien faire afin de ne pas devoir restituer la dot aux parents de l'époux.

L'altération, dans la pratique, du respect du sens originel de la dot - comme d'autres coutumes - s'explique par deux raisons majeures:

a) L'existence dans les grands centres urbains crée l'éloignement plus ou moins important des villages coutumiers d'origine des deux candidats au mariage. Le respect scrupuleux des coutumes s'en trouve singulièrement diminué. La distance impose des frais considérables de transport et des pertes de temps inacceptables dans la vie économique ou industrielle. Elle interdit par conséquent dans bien des cas le déplacement des intéressés soit pour satisfaire aux impératifs prescrits par la coutume ancienne, soit pour permettre au futur mari de prêter des services compensatoires dans la famille de sa promise.

b) Suite à la circulation fiduciaire, les éléments compensatoires anciens de la dot furent convertis en espèces trébuchantes et sonores. C'est plus simple mais cela comprend le grave danger de déformer l'esprit initial de l'institution.

Remise de la dot proprement dite. En présence du témoin matrimonial.la fille reçoit la dot et la remet à son père juridique.

Encore une fois, on ne le répétera jamais assez, c'est loin des grands centres urbains qu'on retrouvera le maximum de virginité originelle aux coutumes anciennes: c'est à l'intérieur du pays en brousse, que la loi ancestrale est la moins altérée. La dot traditionnelle a une nature très complexe résultant de la diversité des coutumes. Des gestes et des signes qui s'accomplissent lors d'une cérémonie de mariage un observateur peu informé risque de se faire des idées fausses: il n'aura pas saisi le sens profond de tel signe ou de tel geste posé à tel moment ou lors de telle circonstance. Il tentera d'interpréter à sa façon, suivant sa pensée, sa compréhension ou sa manière de voir.et non suivant le sens coutumier que renferme.la cérémonie dont il aura été le témoin. Nous trouvons là l'explication des préjugés et des contre- sens qui dénaturent la signification réelle de la cérémonie et, notamment, celle du début, relative à la fixation du montant ou de l'importance de la dot. C'est alors qu'on en déduit erronément que la dot est le prix d'achat de la femme que le mariage chez les Noirs est essentiellement lucratif. De telles conclusions sont évidemment dénuées du moindre sens de la coutume fondamentale.

Il est vrai qu'il y eut jadis beaucoup de transactions dont les femmes étaient souvent l'objet mais, dans ces cas, nous sortons du cadre du mariage, nous entrons dans le domaine de l'esclavage. L'Orient et l'Occident (plus spécialement le Nouveau Monde) ont pratiqué l'esclavage, le milieu traditionnel africain aussi.

Des femmes (comme des hommes) étaient vendues et, par des discussions, on en fixait le prix. L'origine de ces esclaves se trouve, comme on le sait, dans le butin des guerres que se livraient des tribus ou des ethnies voisines. L'intérêt primordial du maître, en achetant une esclave était d'ordre économique. Bien sûr et accessoirement des amours ancillaires pouvaient exister, parfois même jusqu'à engendrer des enfants. Mais, en aucun cas, cette transaction et cette union accidentelle ne pouvaient avoir la valeur juridique de dot et de mariage.

Il en est de même de la contrainte par corps pratique où le créancier s'emparait d'une femme ou d'un homme, en guise d'otage (kukwata lukola) (tshiluba), de manière à obliger le débiteur de s'acquitter rapidement de sa dette.

Mais ces transactions, et d'autres du même genre, ne sont pas seules à pouvoir fermer, à l'observateur étranger, la porte de la saine philosophie de la dot traditionnelle. Nous l’avons vu plus haut, le numéraire, en se substituant aux dons en nature ou en prestations qui avaient cours en milieu coutumier, a ouvert la voie à une série de glissements en ce qui concerne la signification réelle de la dot.

Ajoutons à cela que le besoin d'argent, sans cesse croissant en milieu urbain, et l'esprit de lucre qui en est le satellite ont conduit à faire de la dot, non seulement une source de profits pécuniaires, mais également une sorte d'enchère. Cette prostitution de la dot est à ce point scandaleuse que, au Cameroun le Gouvernement a dû légiférer en la matière et prohiber purement et simplement la dot en espèces.

Revenant au rôle réel de la dot, on serait tenté de la considérer comme condition première, essentielle du mariage africain. Au fait, il n'en est rien. La dot n'est même pas le premier signe juridique qui justifie le mariage, car il existe des mariages légitimes sans dot.

Le mariage traditionnel parfait se fonde avant tout sur la rencontre de deux cœurs, sur l'amour réciproque de deux êtres qui veulent fonder un foyer. La garantie valable du bonheur mutuel des époux est d'abord l'existence solide et durable de cet amour. C'est indéniablement le premier stade, avant toute autre considération ou formalité du mariage. Vient ensuite le consentement qu'apportent les parentèles à l'union de leurs enfants respectifs. C'est le second stade, il est juridique et légitime l'union.

Quant à la dot, troisième stade du processus matrimonial, nous avons vu que le rôle qu'elle a à jouer est de consolider l'union, tant au point de vue sentimental que juridique.

Pour étayer davantage ces considérations, invoquons ici certains dictons et proverbes de la coutume, lesquels sont énoncés pour traduire justement l'impérieuse nécessité de l'amour dans le mariage.

Bulondango diwi, kebolondanga shima ne malwa, nansha bilele panjia.

Nenya ; nkwetu kundela, nasha bakwanyina nzala. (Tshiluba)

Remarquons tout d'abord que ces dictons des Luba du Shaba et du Kasaï s'entendent presque uniquement de la bouche des femmes mariées dont le ménage chancelle. Cela est particulièrement vrai pour les Luba du Kasaï ils peuvent se traduire par:

« Quelle que soit votre richesse, je ne viendrai jamais à vous, si vous n'avez pas une parole d'amour qui puisse me rassasier. Si vous ne m'aimez pas, je préfère m'en retourner dans ma famille, même si l'on y meurt de faim »

De leur côté les parentèles, avant le versement de la dot, c'est-à-dire avant de légitimer par leur acquiescement l'union de leurs enfants, diront à ces derniers: Nguvu ya mamba, ni maji (swahili) la force du crocodile n'est que quand il est dans l'eau. En d'autres termes, le mariage sans amour est fondé sur le sable. Les parentèles veulent ainsi, avant de conférer un cachet juridique à l'alliance en question, s'assurer que le premier fondement, l'amour mutuel des époux, ne fait pas défaut.

Néanmoins il est dans certaines coutumes des mariages où l'aspect juridique, c'est-à-dire le consentement des familles, et la constitution de la dot sont préalables à la rencontre des cœurs. Empressons-nous d'ajouter que de telles unions, outre qu'elles sont sujettes à de graves dissensions internes sont coutumièrement considérées comme des abus.

La dot traditionnelle, avant l'introduction de la monnaie, avait une nature très complexe résultant de la diversité des coutumes. Elle était exclusivement constituée de dons en nature.

Chez les peuples pasteurs, tels les Rwandais et les Tshokwe du Shaba, on l'évaluait en têtes de bovins; chez d'autres, on comptait en chèvres, en poules, en gibier et même, chez certains, en calebasses de vin de palme ou en perles (busanga]. Les croisettes de cuivre étaient aussi en usage, notamment dans la région de Kabinda, au Kasaï, mais également au Shaba, le pays du cuivre. Les Basonge offraient le didiba tissu en raphia.

À une certaine époque, des objets tels que fusil, hache, machette, lance, flèches étaient réclamés un peu partout comme partie de la dot.

Avant l'introduction du sel européen par les Portugais le sel indigène, luepu lua mbanda ou luepu Iua tshikulukutu des Luba du Kasaï entrait aussi dans la dot.

Une mention spéciale doit être réservée à la dot « à la Jacob ».en usage chez les Luena, Lamba, Batabwa : le fiancé, aidé parfois des gens de sa famille, devait offrir certaines prestations au profit de la belle-famille; ces services prêtés consistaient en travaux de labour d'un champ, défrichage, ouverture d'une clairière, construction d'une demeure, etc.

À noter aussi que dans ces groupes, le futur époux quittait son clan et venait s'installer dans celui de son épouse; c'est à celui-ci qu'appartenaient les enfants issus du mariage.

Mais à qui incombe la charge de procurer la dot?

En régime patrilinéaire, c'est le père qui doit procurer la dot pour le mariage de son fils. À son défaut cette charge incombe au frère aîné qui, en sa qualité de mwanabute, rem- place le père décédé.

En régime matrilinéaire, c'est l'oncle maternel, cela va de soi, qui assume le devoir de marier son neveu et, par conséquent, de lui fournir la dot

Certaines coutumes faisant preuve d'une plus grande sagesse imposent que le futur époux gagne lui-même une partie de sa dot le contraignant ainsi à affirmer son courage et sa maturité d'esprit conditions essentielles à la fondation d'un foyer. Dans ce cas, la famille ne fera qu'intervenir pour assurer le complément du montant exigé.

Dans certaines autres ethnies, le clan tout entier c'est-à- dire tous ceux qui participent au patrimoine commun, est appelé à contribuer à la constitution de la dot pour le mariage d'un de ses membres. Dans ce dernier cas, la dot peut donc provenir d'une source triple. à savoir: revenus du travail du jeune homme, la part du père et le produit de la quête organisée au sein du clan.

Le mariage sans dot comme tel n'a pas existé en droit coutumier.

Cependant, il arrive que la dot ne soit pas exigée, même dans des groupes où elle est d'usage coutumier. Cette dérogation se justifie le plus souvent par une double motivation d'ordre affectif. D’abord, c'est l'étroitesse de parenté qui l'explique dans le mariage des bafiala par exemple, chez les Bernba et les Baushi, ou dans celui des busoni chez les Lunda, les Tshokwe, les Ndemba el les Luena.

II s'agit d'une même forme de mariage, ayant cours généralement en régime matriarcal et qui unit notamment, le fils du frère et la fille de la sœur et vice versa (à suivre).

Ensuite, l'amitié entre les parents qui est garante réciproque des meilleures dispositions, peut justifier que la dot ne soit pas exigée. Chez les Basonge de Kabinda, ce phénomène de dérogation était courant, le contraire aurait été une offense à l'amitié. Dans l'un et l'autre cas la dot était remplacée par un simple geste ou par quelque: cadeau symbolique.

Quoiqu'il en soit des considérations qui précèdent concrète ou symbolique, la dot a toujours existé en droit traditionnel africain.

Néanmoins, nous avons vu que la colonisation a inévitablement entraîné pour diverses raisons, l'altération de la nature première et admirable de la dot. Ajoutons à cela qu'une autre évolution s'est marquée dans les milieux particulièrement européanisés où le contact avec l'Occident a profondément altéré le sens et le respect de la coutume en général: on a tendance à ne plus exiger de dot.

Les cas sont trop peu nombreux pour qu'ils puissent autoriser des conclusions. Notre expérience judiciaire, cependant, nous a montré que les mariages ainsi conclus n'ont pas toujours la stabilité souhaitée, l'épouse ne se sentant réellement pas mariée si aucune dot n'est venue sceller l'union.

Il serait indéniablement prématuré d'envisager l'abolition de la dot aussi longtemps que l'opinion de la masse n'aura pas découverte, elle-même, un symbole contractuel valable de remplacement.

Personnellement, nous estimons qu'il serait regrettable de supprimer une institution multiséculaire qui, malgré la dégénérescence dont elle est victime en certains milieux, a incontestablement fait la preuve de sa valeur et de son efficacité dans les sociétés africaines. Il vaudrait mieux, nous semble-t-il, l'ajuster en tenant compte des circonstances nouvelles, mais avec le souci profond de la ramener à son sens traditionnel et préserver sa saine philosophie.

Jusqu'à présent, les jurisprudences zaïroises n'avaient eu généralement pour guide que l'ancienne coutume. Celle-ci est orale et il faut reconnaître que son application ne correspond plus toujours comme il faudrait aux temps nouveaux dans les centres extra-coutumiers.

Un droit nouveau doit donc se créer, et il se crée effectivement peu à peu, lentement peut-être, mais sûrement. Des tendances jurisprudentielles se font jour, confuses et parfois contradictoires comme il arrive dans les débuts. Certaines se confirment, s'affirment et s'imposent et constitueront ce qu'on pourrait appeler la « coutume évoluée »). Sans doute, celle dernière servira-t-elle de base à l'élaboration du futur droit zaïrois écrit.

(18) Kwatshila muana mpasu, pakolaye wakukuatshila peebe (proverbe des Luba du Kasaï): « Attrape des sauterelles pour nourrir l'enfant afin que, étant adulte, il puisse en faire autant pour toi ici le mariage de la fille est considéré comme perle et diminution de la force vitale pour son clan. 

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19 novembre 2012

nkonga miaku

NKONGA MIAKU YA TSHILUBA-MFWALANSA

DICTIONNAIRE FRANÇAIS-THSILUBA

Editeur- MUTEESHI

Mathieu Kayoka MUDINGAY

Copyright c 2001 Editions Lulu.com

                Tous droits réservés

ISBN 978-1-4478-7020-3

Pawikala ne bualu bwa kuambila mufundi,

Udi mwa kumuela diyi ku tshifidilu tshia nkompita eu :

                Pour tous renseignements et suggestions,

Veuillez contacter l’auteur à l’adresse électronique ci-dessous :

                mathieumudingay@hotmail.com

 

Dictionnaire

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07 novembre 2012

Augustine

Augustine

Bana ba Tshibangu Lubilanji Zacharia ne mamu Masengu Kalubi Augustine :

Aba

Tshibangu     Kapia Mami

                        Kadima Didi

                        Kabanga Mimi

                        Muadi Nana

                        Kalanga Bijoux

                        Kalubi Papy

Badi banuela twasakidila bua buena muntu bunuvua baleeja mu lufu lua mamuabo

Masengu Kalubi Augustine eu ku Belejika

Mulela dia 27/08/1945 ku Likasi(RDC)

Mufua mu 23/10/2012

Mukwa Kalonji wetu

Tshitandayi wa bana milongo longo waya bilenga

Tshibangu Zacharia wetu

Mukua Kasansa diishi wa Mbuyi wa Kamanga…

Akidila muena kweba au

Ku bulaba aku ki kuetu ku nzumbu kwa kashidi.

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Message d'un visiteur

Un visiteur de notre blog "AKEM asbl * Association Kasayienne d'Entre-aide Mutuelle (Tél.: +32498 685 870 / +32497 316 146)" a souhaité nous contacter via le lien 'Contactez l'auteur' présent sur notre blog.
Voici son message :

spitche:enterrement de masengo augustine du 27 10 2012

Bonjour,,vous,amis de proches de augustine masengo,j'aimerais que vous publier ces dernier mots qui me venais à l'esprit pour augustine,mais qui n'ont pas pu être dis ,suite a mon retard à l'arrivé au cimetiere de Ixelles ! Bien cher,amis et prôches des familles masengo Kalumba,/tshybangu; ,aujourdhui le 23 octobre 2012 à quelques jours de mon anniversaire! il est 18h20 et l'on me sonne sur le G ? et M'annonce la nouvelle ,en suite se fut le choque et la profonde tristesse,pourquoi si vitequel confiance puis-je encore mettre dans les personnes qui travaille au soins intensives, en tant que Greffer du coeur ? bref ;Bandelo,na respect nionso,mes condoléances na libota y a augustine masengo ;na biro nionso,boza Pembeni na y é bolingo,no esengo na yo ezalaki y a pamba tembo otiki bana kitoko,otiki biso ,okeyi mosika ya mokili,mosika ya Afrika nazo y oka mongongo y a tamtam ya mboka na y o augustine o simbaki makasi voile y a bomoyina y o, kasi vie ekangi bizaka na kati y a sanducko, kende malamu.......;.Mes yeux bleus,regarderons vers les étoiles !! tu peut partir augustine tranquille ,mon amities pour les tiens resteras ,même si parfois cette lenteur me stress a l'exécution des choses dans les tâches du quotidien ; tu remettreras ,le bonjour au seigneur que je  t'aquines toujours ,et que je remercie pour le sursis qu'il me donne depuis mes 46 annéesde vie !mes pensées font vers la maman labas en Afrique  et vers Mimi ,nana et bijoux  et autres fréres et soeurs,didier djim,et tous les enfants .;Je garde ce beau souvenir à l'aéroport de zaventem le départ a l'entrée de la douane < elle était déja a l'entré et avait oublier de nous dire au revoir a mimi et moi même !!!! salut l'instit bon vent à toi ,ici si bas dans la vie physique continueras,tu sera toujours la!!!mon expérience le sait tres bien .;patrick B

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08 octobre 2012

Isabelle KIBASSA-MALIBA

KIBASSA

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Mado MFUNI-LUKANDA

Mfuni

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27 septembre 2012

Biographie-Biapanu

Professeur Clément Mukendi Tshiabasuya

Originaire de Beena Tshikulu

Né à Kananga en RDC le 23/05/1944

Scan_Pic0005

Fils de Kanyinda Symphorien et de Tshisabi Anastasie

Ecole Primaire à Kananga, à la Force Publique

Ecole Technique à la Kafubu au Katanga

Après son Certificat d’Etudes mécanique, il recommence l’école secondaire à l’athénée de Mbuji-Mayi puis à l’athénée de Ngiri-Ngiri juste pour aller dans la vision de faire les sciences

1968 transféré à l’athénée de Saint-Jean, pour sa dernière année scientifique, même année de la création des examens d’Etat.

Etudes universitaires à Lovanium à Kinshasa, puis à Lubumbashi à la faculté de Géologie. Il termina sa licence en 1972

En mai 1973, il épouse Bilonda Kalala, avec qui il a 4 enfants ( Tshisabi, Ngalula, Kanyinda et Mulowa )

Il fut Professeur Titulaire de la 6ème scientifique en math-physique

Professeur Assistant de l’Institut Supérieur Pédagogique.

En 1975, arrivé de la famille Mukendi en Belgique pour raison d’études.

En 1977, il obtient une Licence Spéciale en science naturelle appliquée : Hydrogéologique à l’UCL (Université Catholique de Louvain)

En 1987, il obtient un doctorat en hydrogéologie de l’UCL.

Il a été élu avec 2 mandats comme Président de l’AKEM (Association Kasayienne d’Entraide Mutuelle) pendant 5 ans.(de 1994 à 1998)

En 1997, s’en va travailler à Mbuji-Mayi comme Professeur d’hydrogéologie à l’Université de Tshikama et à la Fondation Miba, comme Chef du projet de recherche d’eau dans les zones du Kasaï Oriental.

En 2006, il revient en Belgique pour retrouver sa famille jusq’à ses derniers jours.

Il fut un heureux grand-père de 5 petits-fils.

 

Mukendi Tshiabasuya Clément,

Muena Tshikulu,

Waku Bafiika Mpala, bengela makaaya,

Bafiika bakushinta dimiinu,

Badi bakulakaja, kabayi beela minyiengu pambidi !

Mpanga wa manangamana,

Wa kunangamana pa kuenda,

Mpanga nyieu mulaala panshi milambalamba, mpala mutangija muulu !

Baya Bilonda Kalala,

Tatuenda wa Tshisabi muana a buta muena mulongu, wa Ngalula,wa Kanyinda, ne Mulowa Mukala muena lunsuya !

Mukendi kayi ditama ne muntu !

Yeye mu nzubu bu mu kenda !

Tudi bamanya mukulu ku didia ; katuena bamanya mukulu ku lufu !

Tuetu bonso badi muaba eu, tudi mitu midingija panu,

Ku bulaba aku ki kuetu ku nzubu !

Nous tous, nous sommes des étrangers sur terre,

Sous terre est notre dernière demeure !

Waya bilenga-Aurevoir.

Pour AKEM asbl

Kayembe Kanku Kayikan

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Quel est l'avenir des langues du Congo (ex-Zaïre)?

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